Espérance de vie par région en France en 2025 : le classement complet

L’espérance de vie à la naissance varie considérablement selon la région où l’on vit en France. Selon les données provisoires de l’INSEE (état civil et estimations de population, publiées en février 2026), l’écart entre la région la plus longévive — l’Île-de-France — et les Hauts-de-France atteint presque 4 ans chez les hommes. Un gouffre, pour des personnes nées la même année, dans le même pays.
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Le classement complet par région en 2025
| Rang | Région | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 1 | Île-de-France | 82,0 ans | 86,5 ans |
| 2 | Corse | 81,6 ans | 86,3 ans |
| 3 | Auvergne-Rhône-Alpes | 81,1 ans | 86,2 ans |
| 4 | Provence-Alpes-Côte d’Azur | 80,8 ans | 86,1 ans |
| 5 | Occitanie | 80,6 ans | 85,8 ans |
| 6 | Pays de la Loire | 80,4 ans | 86,1 ans |
| 7 | Nouvelle-Aquitaine | 80,3 ans | 85,8 ans |
| 8 | Centre-Val de Loire | 79,9 ans | 85,1 ans |
| 9 | Bretagne | 79,6 ans | 85,3 ans |
| 10 | Grand Est | 79,4 ans | 84,6 ans |
| 11 | Bourgogne-Franche-Comté | 79,0 ans | 85,3 ans |
| 12 | Normandie | 78,9 ans | 85,0 ans |
| 13 | Hauts-de-France | 78,4 ans | 84,1 ans |
| 14 | La Réunion | 78,2 ans | 84,5 ans |
| 15 | Guadeloupe | 78,1 ans | 84,7 ans |
| 16 | Martinique | 77,5 ans | 85,1 ans |
| 17 | Guyane | 77,1 ans | 82,2 ans |
| 18 | Mayotte | 73,0 ans | 76,4 ans |
| France entière | 80,3 ans | 85,9 ans | |
Source : INSEE, État civil et estimations de population — données provisoires 2025, publiées en février 2026.
L’Île-de-France en tête : le paradoxe parisien
L’Île-de-France arrive en tête du classement avec 82,0 ans pour les hommes et 86,5 ans pour les femmes — soit respectivement 1,7 an et 0,6 an de plus que la moyenne nationale. Ce résultat peut surprendre pour une région souvent associée au stress, à la pollution et aux inégalités. Il s’explique principalement par la structure socioprofessionnelle de la population francilienne : l’Île-de-France concentre une part élevée de cadres, de professions libérales et de diplômés du supérieur — des catégories qui ont historiquement une espérance de vie plus longue, notamment parce qu’elles bénéficient d’un meilleur accès aux soins préventifs et adoptent des comportements de santé plus favorables.
L’INSEE précise cependant que cet avantage s’explique avant tout par le niveau de vie plus élevé des Franciliens. À sexe, âge et niveau de vie équivalents, l’Île-de-France se situerait légèrement en dessous de la moyenne nationale — ce sont les Pays de la Loire et l’Occitanie qui se distingueraient alors positivement, grâce à des facteurs propres à ces régions (activité physique, alimentation, densité médicale).
Les Hauts-de-France, lanterne rouge de la métropole
À l’opposé, les Hauts-de-France affichent les chiffres les plus bas de France métropolitaine avec 78,4 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes. Presque 4 ans d’écart avec l’Île-de-France pour les hommes — une inégalité considérable pour un pays développé. Cette position défavorable est structurelle et ancienne. Elle s’explique par un héritage industriel lourd (mines, sidérurgie, textile) qui a exposé des générations de travailleurs à des conditions pénibles et à des maladies professionnelles, un taux de chômage et de pauvreté supérieur à la moyenne nationale, une prévalence élevée du tabagisme et de l’alcoolisation, et une densité médicale inférieure à la moyenne — notamment pour les médecins généralistes en zones rurales.
L’écart femmes-hommes : 5,6 ans en moyenne
Quelle que soit la région, les femmes vivent plus longtemps que les hommes — et l’écart en France est de 5,6 ans en 2025 (85,9 ans vs 80,3 ans). Cet écart, bien que persistant, s’est réduit au cours des dernières décennies (il était de 8 ans dans les années 1990) grâce à la convergence des comportements de santé : les femmes fument davantage qu’avant, et les hommes prennent mieux soin d’eux. Les facteurs biologiques (hormones, immunité) jouent un rôle, mais les modes de vie — expositions professionnelles dangereuses, comportements à risque, recours tardif aux soins — expliquent une grande partie de l’écart résiduel.
Mayotte et les Antilles : le paradoxe des territoires ultramarins
Mayotte ferme le classement avec des espérances de vie de 73,0 ans pour les hommes et 76,4 ans pour les femmes — très inférieures à la métropole. Ce résultat reflète les conditions de vie très précaires d’une grande partie de la population mahoraise : accès aux soins insuffisant, pauvreté endémique, population jeune mais confrontée à des maladies infectieuses et à une infrastructure sanitaire sous-dimensionnée. La Guyane, la Guadeloupe et la Martinique affichent également des espérances de vie inférieures à la métropole, malgré un climat qui pourrait sembler favorable, en raison d’inégalités socio-économiques persistantes et d’un accès aux soins spécialisés plus difficile qu’en France hexagonale.
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📊 Source : INSEE, État civil et estimations de population (données provisoires 2025, publiées en février 2026) — Page Facebook Geopix

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