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Taux d’obésité des adultes en Europe : le classement par pays et les tendances 2025

L’obésité — définie par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 — est devenue l’un des enjeux de santé publique les plus urgents en Europe. Selon les données de l’Enquête européenne de santé (EHIS) d’Eurostat et les projections du World Obesity Atlas 2025, les taux varient considérablement selon les pays : de 28,7 % à Malte à seulement 10,9 % en Roumanie. En moyenne, environ 16 à 17 % des adultes européens sont obèses — mais ce chiffre est en hausse constante.

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Le classement par pays — avec note méthodologique

PaysTaux d’obésité adultesSource / année
🇲🇹 Malte28,7 %Eurostat EHIS 2019
🇱🇻 Lettonie~25 %Eurostat EHIS 2019
🇭🇺 Hongrie~25 %Eurostat EHIS 2019
🇱🇹 Lituanie~24 %Eurostat EHIS 2019
🇧🇬 Bulgarie~22 %Eurostat EHIS 2019
🇪🇪 Estonie~22 %Eurostat EHIS 2019
🇭🇷 Croatie~22 %Eurostat EHIS 2019
🇨🇿 Rép. tchèque~22 %Eurostat EHIS 2019
🇸🇰 Slovaquie~21 %Eurostat EHIS 2019
🇵🇱 Pologne~21 %Eurostat EHIS 2019
🇩🇪 Allemagne~18 %Eurostat EHIS 2019
🇦🇹 Autriche~17 %Eurostat EHIS 2019
🇧🇪 Belgique~17 %Eurostat EHIS 2019
🇫🇷 France~17 % *Eurostat / ObEpi 2024
🇸🇪 Suède~16 %Eurostat EHIS 2019
🇩🇰 Danemark~16 %Eurostat EHIS 2019
🇳🇱 Pays-Bas~15 %Eurostat EHIS 2019
🇪🇸 Espagne~15 %Eurostat EHIS 2019
🇨🇭 Suisse~11 %OFS Suisse 2022
🇮🇹 Italie~11 %Eurostat EHIS 2019
🇷🇴 Roumanie10,9 %Eurostat EHIS 2019

⚠️ Note méthodologique : les données Eurostat EHIS sont basées sur des données auto-déclarées (les personnes déclarent elles-mêmes leur poids et taille), ce qui tend à sous-estimer l’obésité réelle de 3 à 8 points. Les projections OMS/World Obesity Atlas 2025, basées sur des mesures réelles corrigées, donnent des taux plus élevés (ex. France ~22%). * France : ~17% auto-déclaré Eurostat/ObEpi 2024, ~22% selon projections OMS mesurées. Sources : Eurostat EHIS 2019 (publiées 2021-2022), World Obesity Atlas 2025, données nationales.

Malte, 28,7% : champion UE d’un triste palmarès

Avec 28,7 % d’adultes obèses, Malte affiche le taux le plus élevé de l’UE — avec 30,6 % chez les hommes et 26,7 % chez les femmes. Plusieurs facteurs expliquent cette position : une culture alimentaire fortement influencée par l’occupation britannique (friterie, plats très caloriques), une superficie réduite qui limite les possibilités de marche et de mobilité active, une forte densité de restaurants fast-food, et un recours important aux voitures malgré la petite taille du pays. Malte est également l’un des pays d’Europe où la prévalence de diabète de type 2 — directement lié à l’obésité — est la plus élevée.

L’Italie et la Roumanie, bons élèves européens

À l’opposé, l’Italie (~11 %) et la Roumanie (10,9 %) affichent les taux les plus faibles de l’UE. La Roumanie ferme le classement, avec seulement 9,4% d’obèses (9,1% chez les hommes et 9,7% chez les femmes). L’Italie et les Pays-Bas complètent le podium des « bons élèves » européens. Pour l’Italie, le paradoxe est notable : pays de la pasta, du risotto et de la pizza, son taux d’obésité reste parmi les plus bas d’Europe. L’explication tient davantage à la qualité des ingrédients (huile d’olive, légumes frais, poisson, peu de sucres ajoutés) et à une culture du repas structuré qu’à une restriction calorique. La Roumanie, elle, bénéficie encore d’une proportion élevée de population rurale aux habitudes alimentaires traditionnelles et d’une activité physique plus importante liée aux travaux agricoles.

La France : 17% officiels, mais probablement plus

La France affiche environ 17 % d’adultes obèses selon les données auto-déclarées Eurostat et l’enquête ObEpi-Roche 2020 — ce qui la place légèrement au-dessus de la moyenne UE (15,9 %). La prévalence de l’obésité a néanmoins considérablement augmenté depuis 1997, où elle n’était que de 8,5 %. Les projections OMS basées sur des mesures réelles (et non auto-déclarées) situent la France plutôt autour de 22 %. Les disparités régionales en France sont marquées : les Hauts-de-France affichent le taux d’obésité le plus élevé (~22 %), quand l’Île-de-France et les régions méditerranéennes affichent des taux plus bas. L’obésité en France est un marqueur social fort : elle est deux fois plus fréquente dans les ménages à revenus modestes que dans les ménages aisés.

Une épidémie mondiale qui s’accélère

Ces données s’inscrivent dans un contexte mondial préoccupant. Le World Obesity Atlas 2025 projette que le nombre total d’adultes vivant avec l’obésité augmentera de plus de 115 % entre 2010 et 2030, passant de 524 millions à 1,13 milliard. La majorité des pays du monde n’ont pas de plans et de politiques suffisants pour faire face à la montée de l’obésité. En Europe, aucun des 53 États membres de la Région OMS n’est actuellement en bonne voie pour atteindre ses objectifs de contrôle de l’obésité à l’horizon 2025. Eurostat souligne que la prévalence de l’obésité augmente avec l’âge — passant de 5,7% chez les 18-24 ans à 22,1% chez les 65-74 ans — et diminue avec le niveau d’éducation.

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📊 Sources : Eurostat — Enquête européenne de santé (EHIS) 2019, publiées 2021-2022 ; World Obesity Atlas 2025 (World Obesity Federation) ; enquête ObEpi-Roche 2020 (France) ; OMS Regional Obesity Report 2022 — Page Facebook Geopix

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