Combien de loups en France en 2025 ? 1 082 individus, un record historique

1 082 loups en France en 2025. C’est le chiffre officiel de l’Office français de la biodiversité (OFB), publié le 28 novembre 2025. La population a plus que triplé en 8 ans : de 320-400 individus en 2017 à 1 082 aujourd’hui, soit une hausse de +7 % par rapport à 2024 (1 013). Le loup, disparu de France dans les années 1930 et revenu naturellement par l’Italie en 1992 (parc du Mercantour), colonise désormais la quasi-totalité du territoire — y compris la Gironde, où un individu a été authentifié en octobre 2024 pour la première fois depuis un siècle. Mais ce retour spectaculaire ravive un conflit vieux comme l’humanité : les éleveurs contre le loup.

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📈 L’évolution de la population (OFB, 2017-2025)

AnnéePopulation estimée · Évolution
2017320-400 individus
2018430 · +20 % sur 1 an
2019530 · +22 %
2020580 · +9 %
2021625 · +8 %
20241 013
20251 082 · +7 % · RECORD HISTORIQUE

Source : Office français de la biodiversité (OFB), estimation nationale 2025 (publiée le 28 novembre 2025 par la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes). Intervalle de confiance à 95 % : entre 989 et 1 187 individus. Méthode : modèles de capture-recapture basés sur 2 300 données génétiques collectées durant l’hiver 2024-2025.

🐺 Le retour du loup : de 1992 à aujourd’hui

Le loup gris (Canis lupus) avait été éradiqué de France dans les années 1930 après des siècles de chasse intensive. Il est revenu naturellement par l’Italie le 5 novembre 1992, lorsque deux individus ont été photographiés dans le parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes). Depuis, la population n’a cessé de croître : de quelques dizaines d’individus dans les années 2000 à plus de 1 000 en 2025. Le loup est une espèce protégée en France depuis 1993 (Convention de Berne, Directive Habitats de 1992). Sa présence contribue à l’équilibre des écosystèmes en régulant les populations de cervidés (cerfs, chevreuils) qui sans prédateur dégradent les forêts.

🗺️ Où sont les loups en France ?

La carte de l’infographie montre deux types de présence. La présence régulière (meutes établies, en rouge) se concentre dans les Alpes du Sud (Mercantour, Queyras, Verdon), les Alpes du Nord (Savoie, Haute-Savoie, Isère) et le sud-est du Massif central. La présence occasionnelle (individus en dispersion, en orange) s’étend désormais sur la quasi-totalité du territoire : Pyrénées, Jura, Vosges, Massif central, Normandie et même le Sud-Ouest. Le 21 octobre 2024, la préfecture de la Gironde a annoncé la présence authentifiée d’un loup en Haute-Gironde — une première depuis un siècle dans ce département.

🐑 Le conflit avec les éleveurs

Le retour du loup est un succès écologique mais un drame pour les éleveurs. En 2025, l’OFB a recensé environ 12 000 attaques sur des troupeaux, causant la mort de 14 000 ovins — un chiffre en hausse de 15 % par an. L’État indemnise les pertes (12 millions d’euros versés en 2025) et finance les mesures de protection (chiens patous, clôtures électriques, bergers). Mais les éleveurs jugent ces mesures insuffisantes et coûteuses. Le quota d’abattage (tirs dérogatoires) a été relevé de 19 % à 21 % de la population en 2026, soit 227 loups autorisés — un record. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé en janvier 2026 un assouplissement supplémentaire des conditions de tir.

⚖️ Le débat : protection vs régulation

Le loup cristallise un débat entre deux visions. Les défenseurs de la nature (ASPAS, WWF, 30 Millions d’Amis) estiment que le loup est une espèce protégée par le droit européen, que 1 082 individus restent loin du seuil de viabilité génétique (2 500 selon l’OFB) et que les tirs dérogatoires menacent la conservation. Les éleveurs et syndicats agricoles (FNSEA, Confédération paysanne dans certaines régions) dénoncent des pertes insupportables, un « laisser-faire » de l’État et demandent le déclassement du statut de protection du loup. L’UE a d’ailleurs abaissé le statut de protection du loup de « strictement protégé » à « protégé » en décembre 2024 — ouvrant la voie à davantage de tirs dans toute l’Europe.

📊 Les chiffres clés

  • 1 082 loups en France en 2025 (record historique, OFB)
  • Population ×3 en 8 ans (320 en 2017 → 1 082 en 2025)
  • +7 % par rapport à 2024 (1 013)
  • 12 000 attaques sur les troupeaux en 2025 · 14 000 ovins tués
  • 12 millions d’euros d’indemnisations versés aux éleveurs (2025)
  • 227 loups autorisés à l’abattage en 2026 (quota 21 %, record)
  • Retour naturel en France le 5 novembre 1992 (Mercantour)
  • Espèce protégée depuis 1993 (Convention de Berne)
  • Seuil de viabilité génétique : 2 500 individus (OFB)

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Sources : Office français de la biodiversité (OFB, estimation 2025), préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes (28 novembre 2025), France 3 Régions, 30 Millions d’Amis, Actualités News Environnement (avril 2026), ASPAS. Données vérifiées en juin 2026.

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